Partager l'article ! Voila, c'est fini...: Les coeurs se serrent. Les larmes commencent a perler. Deja le soleil de l'Equateur s'efface peu a peu, et faute des fortes ...
Les coeurs se serrent. Les larmes commencent a perler. Deja le soleil de l'Equateur s'efface peu a peu, et faute des fortes pluies tropicales qui nous ont assaillé tant de fois, c'est comme une pluie grisonnante de la banlieue parisienne qui crachine sur nos cheveux blondis par le soleil et l'eau des bambous.
La fin du projet pointe le bout de son nez, et les dévoués et assidus lecteurs que vous etes se doivent de voir maintenant la réalité en face : ce message est le dernier du blog du projet Hoéquateur 2011.
Mais ne serrez pas non, pour ces derniers mots nous avons encore beaucoup a raconter.
Tout d'abord, le bilan de toutes nos actions, parce que oui, on a bien profité, mais faut pas croire, on a bien bossé aussi.
- Dans la communauté de Putuim, nous avons usé la moitié de la sueur de notre corps pour débuter avec nos hotes l'amenagement de quatre fermes a poissons. Et nous avons aussi achetés 2 petits cochons qui, nous l'espérons, vont grandir bien vite et faire plein d'autres petits cochons. Ainsi toutes les familles de la communaut'e pourront rapidement profiter d'une source de viande et/ou d'un peu de revenus, d'ici quelques années.
- Avec notre partenaire, la fondation Tsunki Shuar et nos amis Francisco Ecuador et Maria Shacay, nous avons aussi usé un peu de sueur afin de mettre en place le jardin de la Casa de la Sabiduria, et nous espérons que le prochain groupe pourra déja profiter des Yuccas que nous avons planté.
Mais surtout, nous nous sommes engagés et avons commencé les procédures pour la construction du sol en béton du musée -un travail qui devrait durer deux mois-, pour la coquette somme de 6000$, soit environ 4200 euros...Le travail devrait commencer bien vite puisque le maitre d'oeuvre (qu'on appelle ici le 'maestro') verra son contrat débuter des le 15 septembre...
Enfin, un autre point qui nous paraissait important avant notre départ : l'aide et la promotion à la création de l'artisanat. Nous avons donc acheté une quantité non négligeable de colliers, bracelets et autres boucles d'oreilles que nous revendrons en France, lors de nos expositions photos...Les bénéfices issus de cette vente seront évidemment utilisés pour les futurs projets Hoéquateur.
Nos derniers jours n'auront cependant pas été des plus mornes non, puisque la veille de notre supposé départ Indiana à décidé de nous faire une petite frayeur en se prenant de fiévres et tremblements, tels qu'il nous est apparu comme une nouvelle expérience amusante de l'emmener faire un petit séjour au charmant Hopital militaire, connu pour son accueil chaleureux et la décoration de ses chambres. Après quelques maux et quelques migraines, une longue lutte contre son corps, et surtout grace au soutien des nombreux et charmants militaires qui l'ont accompagnée durant ces deux nuits, tout va finalement pour le mieux. Et tous d'etre ravis de ne plus retourner dans ce sombre batiment, surtout Marilou qui s'est faite le plaisir de l'y accompagner durant ces deux nuits. En plus on à économisé une nuit a l'hotel.
Alors pour se remettre de ces émotions, nous avons décidé d'organiser un faux anniversaire surprise pour les 16 ans d 'Indiana. Champagne, confettis et surtout une belle piña seront de la soirée, lui offrant tout le plaisir de libérer la mauvaise énergie accumulée à l'hopital...
Alors voilà, maintenant c'est sur, on aura vraiment tout fait en Equateur...
Ce message, nous avons commencé à l'écrire durant notre escale à Baños, et déjà l'ambiance plus que touristique et l'arrivée massive de la langue anglaise dans nos oreilles nous faisait regretter le charme discret de notre chère Puyo. Mais à l'heure où nous écrivons la fin de ce message, en direct de la capitale de Quito, plus vide et morne le dimanche qu'un petit village de l'Oise, nous annonce l'ineluctable : c'en est bel et bien fini pour cette année.
Mais un mot résonne dans le coeur et les esprits de tous, et ce n'est pas adieu non, car dès aujourd'hui se voit ancrée dans nos envies la plus intime des convictions, celle que nous reviendrons voir tous ceux qui nous ont accueillis ici, pour nous faire découvrir ce bien beau pays. Ce mot, c'est à bientot.